Film intéressant et plutôt bon en soi qui offre des passages plutôt pertinents sur la question de l'identité de genre, la masculinité, la famille choisie. J'ai bien aimé les images des corps ; testostéronés, musclés, scarifiés, en titane et l'experimentation que Julia Ducournau en fait. Il y a une belle poésie avec la façon dont le père obsédé par sa propre masculinité accepte "Adrien" tel qu'il est et la fin était plutôt mémorable.
Ceci dit J'ai trouvé que Titane était plus une suite d'idée qu'un réel ensemble et manquait d'un fil conducteur. D'abord on a une fille, elle a une accident, on lui pose une plaque en métal dans la tête, elle devient danseuse sexy au salon de l'automobile, elle est obsédée par les voitures, elle se masturbe dans une voiture, elle tombe enceinte de la voiture, c'est une tueuse en série, son père la déteste, elle tue ses parents, elle fuit, elle trouve un père adoptif en se faisant passer pour son fils disparu, son corps est fait de titane, elle accouche d'un bébé mi-chair mi titane. Mais encore ?