Un peu mi-figue mi-raison pour celui-ci.
On y trouve quelques séquences très fortes, un scénario construit de manière original, une très belle photographie en couleur et plusieurs plans magnifiques mais c'est lourdement handicapé par une première heure où il ne se passe pratiquement rien pour un surplace assez ennuyeux malgré une formidable ouverture (cette main sortant de l'eau comme s'il s'agissait d'un cadavre revenant à la vie).
Je me suis donc détaché malgré moi des personnages principaux, surtout celui masculin dont la passivité lasse rapidement. Les protagonistes féminins sont beaucoup plus intéressant mais demeurent assez superficiels et j'aurais bien voulu qu'on développe beaucoup plus les amies de l'épouse du brahmane.
Le film commence donc au bout d'une heure quand ces avions qui survolent le pays ne sont plus de jolis engins, rappelant des grues en migrations, mais une annonce de la baisse des stocks de riz qui devient logiquement un objet de spéculation et de marchandage.
Ce sont vraiment durant ces 40 dernières minutes que le film trouve son émotion mais c'est presque trop tard. La qualité de certaine scènes (les visites chez l'homme défiguré, le brahmane n'osant pas manger un repas qu'on lui offre, une agression en forêt) manquent ainsi d'impact et d'implication.
En revanche la dernière séquence laisse vraiment K.O. et sonné.