Premier grand succès théâtral de Marcel Pagnol, ce dernier était assez mécontent de sa propre adaptation, dans les années 30. Peu en réussite dans ses premiers films d'après-guerre, l'écrivain-cinéaste décide de revenir à cette œuvre de jeunesse, avec Fernandel dans le rôle titre, en dépit de relations exécrables avec le susdit. Ce film, le plus cynique et le moins méridional de Pagnol, est sans doute plus inspiré dans sa première partie, avec un comédien au sommet de son art, que dans sa deuxième, où le monde des affaires (parisien ?) en prend pour son grade, sans beaucoup de nuances. Sans être un sommet, Topaze est cependant riche en scènes croquignolettes et quel plaisir d'entendre un français aussi riche, subjonctifs imparfaits compris.