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Waste Side Story
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le 1 juil. 2019
Une fin en appelle une autre, mais cette fois-ci, ce sera la bonne ! Nous pourrions croire que l’écurie Pixar surfe sur la tendance qu’à Disney à développer pour multiplier les bénéfices, mais pas seulement. Josh Cooley nous démontre tout le contraire dans un tour de force non seulement imparable, mais également émouvant. Le scénariste de « Vice-Versa » n’allait donc pas buter sur la conclusion d’une fantastique trilogie et prolonge notre plaisir, le temps d’une comédie romantique bien huilée en bonnes intentions. Aux côtés du père de cette saga, Andrew Stanton, on fait face au départ de Lasseter et on suscite un réel intérêt pour ce qui est à la fois un hommage et une congratulation générale.
Deux personnages symbolisent parfaitement l’âme de Pixar et il s’agit incontestablement de Woody et de Buzz. L’un est un éternel médiateur pour enfant et l’autre constitue l’amas de possibilités qui s’ouvrent à l’univers des jouets et de l’imaginaire. Ce dernier démontre encore que la technologie règne sur chaque plan de ce volet. Les détails comptent et le mouvement justifie les moyens. C’est un plaisir immersif qui s’offre à nous plus que jamais. De plus, notons qu’on y développe toujours des thèmes redondants, mais la manière, elle, parvient à reconditionner l’émotion là où on l’avait laissé. Il a toujours existé un fossé générationnel et spirituel entre le cow-boy, conservateur et le ranger de l’espace, moderne. Ces deux univers sont complémentaires et ont fini par cohabiter pour mieux avancer. Et nous prenons alors conscience de toute cette dimension, comme si leur voix intérieure les poussait à se ranger dans un tiroir prédéfini. On nuance alors le tout pour nous régaler, dans un final déchirant.
Les jouets sonnent alors une nouvelle révolte, mais pour leur indépendance et on le découvre rapidement aux côtés d’un nouveau personnage des plus hilarants : Fourchette (Forky). Il représente un peu notre enfance, qui a besoin d’être entretenue. Et en plus d’être un ressort comique efficace, comme pour le duo « ducks-bunny », il sert de témoin. Il laisse alors le flambeau à une vieille connaissance, qui est plus que bienvenue. À l’image d’une femme forte et autoritaire, la Bergère (Bo) saura mener ses compagnons jusqu’au bout du bonheur. Elle campe ainsi entre la nostalgie qui la lie à Woody et à sa prospérité. Les anciens jouets sont quelque peu délaissés, afin de s’autoriser une introspection chez celui qui a enfin acquis une âme d’adulte. Ce n’est pas pour rien si on se concentre sur le shérif et ses valeurs. Il redoute la fin, tout autant que nous. Mais pour avancer, c’est toujours mieux de le faire avec l’ami approprié.
Le précédent opus nous interrogeait déjà sur la fin d’un cycle et la conscience de la mortalité. Mais en voulant se distinguer du standard de Disney, et ce, cette rupture quasi parfaite, « Toy Story 4 » s’avère plus que généreux, car n’hésite pas à communiquer avec son jeune public et les cinéphiles aguerris. Si « Shining » a inspiré un certain passage, d’autres références ont eu leur moment de gloire, afin de renouer avec le clin d’œil sans excès. Par ailleurs, si l’anglais n’est pas une barrière pour certains, la version d’origine sera plus alléchante qu’un doublage approximatif, en pensant un certain poussin et d’autres détails de translations. Toujours intelligent dans la démarche, c’est plus de deux décennies qui se croisent dans cette conclusion mélancolique, sonnant le glas du : laisser grandir et abandonner l’enfance derrière soi…
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Créée
le 28 juin 2019
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