Adapté du livre du même nom de Denis Johnson, Clint Bentley livre un 2ème film profond et bouleversant.
Co-écrit avec son compagnon d'écriture, Greg Kwedar (qui nous avait offert le très joli Sing Sing l'année dernière), Train Dreams aurait pu très facilement se faire ennuyeux et long, ne racontant rien.
Pourtant, il n'en est rien. Le rythme est certes lent, mais une profondeur et une tendresse se dégage de ce film, qui ne laissera pas indifférent et qui aborde divers thèmes (le deuil, le sens de la vie, la famille) avec brio et sans tomber dans les clichés.
La très belle bande originale qui accompagne le film, apporte encore plus de beauté et permet de rendre l'ensemble plus rythmé. On sera également ébloui par la beauté des paysages naturels (absolument magnifiques) et la mise en scène très réussi, tant avec sa superbe photographie qui nous en met plein la vue, qu'avec son montage largement réussi.
Joel Edgerton livre une performance sublime et Dieu sait que le rôle est complexe, tout comme Felicity Jones, Kerry Condon et William H. Macy, formidables.
Doté d'un scénario très bien écrit qui raconte beaucoup, tout en gardant une part de mystère et pas tant de dialogues que ça, Train Dreams se fait bouleversant et dresse avec brio le portrait d'un homme ordinaire, qui font partie de ces gens, qu'on aurait tendance à oublier.
Comme avec le scénario qu'ils ont écrits précédemment (Sing Sing), Clint Bentley et Greg Kwedar amènent une humanité, une profondeur et une tendresse impressionnante à leur histoire et parviennent, de nouveau, à toucher au plus profond de notre cœur et de notre âme.
Tout cela, en racontant une histoire qui peut sembler simple et ennuyeuse, mais qui mérite largement qu'on s'y attarde.