Le film est empreint d'une mièvrerie qui s'immisce dès les débuts à coup de bande-son de violons et de pianos. Les débuts de la vie du personnage sont expédiés en quelques phrases, on le trouve donc à 35 ans environ, courtisé à la sortie de la messe par une jeune femme dont le personnage ne sera jamais caractérisé au delà de "c'est une belle femme qui porte des pantalons et n'a pas peur d'aborder un homme" (elle vivra ensuite recluse cheveux décoiffés dans l'amour maternel et sa maison au bord du ruisseau et nous ne sauront jamais rien de plus sur elle). La photographie aurait pu sauver le film, au vu des paysages où s'inscrivent les scènes, mais malheureusement tout est banal et patiné. Les mêmes procédés sont lourdement répétés (l'arbre qu'on abat) afin de souligner le message du film, tandis que d'autres pistes ne seront jamais explorées (pourquoi les personnages chinois sont razziés et éliminés ? ce thème ne revient qu'à travers la culpabilité du personnage principal). Bref, c'est narcissique et mièvre, insupportable. Cette critique est. chaotique, mais puisque je n'ai lu que des éloges de ce film plein de bons sentiments, il fallait bien que je jette une goutte de venin dans tout ce miel.