Train Dreams s’inscrit ouvertement dans la lignée de Terrence Malick, au point de s’y dissoudre.
Les références aux Moissons du ciel ou à Une vie cachée dominent la mise en scène, sans véritable réinvention.
La sensation de déjà-vu s’installe, renforcée par des scènes de routine qui se répètent sans variation de regard.
La bande sonore, uniformément mélancolique, accompagne l’image sans laisser d’empreinte durable.
Les effets de rêves et de pensées, traités de façon stroboscopique, reviennent jusqu’à l’usure.
L’ensemble compose une esthétique maîtrisée mais trop dépendante de ses modèles.
Le film contemple beaucoup, affirme peu, et peine à faire entendre une voix propre.