Désormais, l’Armée coopère secrètement avec les Autobots pour affronter les Decepticons. De son côté, Sam part à l’université en laissant parents et petit-amie sur place. À la fac, il commence à avoir d’étranges visions et une curieuse fille s’intéresse beaucoup à lui.
Le deuxième épisode de Transformers était déjà prévu avant même la réalisation du premier. La Paramount, après l’immense succès de Transformers 1 (il a battu un record de tunes aux USA), remet une pièce dans la machine à fric. Pour ça, elle fait appel à la même équipe sans rien changer. On retrouve donc le même réalisateur et les mêmes scénaristes, mais également les mêmes acteurs. Seuls les robots connaissent des ajouts significatifs.
Le film s’oriente résolument vers les robots et la baston, sans doute conseillé par des études de marché. Plus dynamique que le premier volet, Transformers 2 : La Revanche s’axe sur une guerre, une vraie, avec ses agents secrets, ses opérations de sabotage, et ses batailles épiques. Le scénario ne lésine pas sur le lyrisme ainsi que le drame et se conclut sur un spectaculaire affrontement. Et c’est vraiment une très bonne idée, car on voit moins les acteurs. En effet, Shia LaBeouf est toujours aussi imbuvable et son personnage est complètement débile. Hautain et égocentrique, il ne crève malheureusement jamais malgré les beignes magistrales qu’il ramasse. Megan Fox montre en revanche quelques talents, et il est dommage qu’elle soit reléguée au rang de potiche, car elle possède carrément plus de charisme que l’autre plouc. Restent les seconds rôles égaux à eux-mêmes, avec tout de même une redondance dans le personnage du bouffon. En effet, alors que John Turturro rempilait, la venue de Ramon Rodriguez est complètement superflue, sachant qu’ils ont en plus à peu près le même jeu. C’était peut-être pour intégrer la minorité hispanique au casting…
L’histoire est résolument épique, lyrique même, et sert de prétexte pour des affrontements très impressionnants avec des monstres parfois sidérants. On a également droit à toute la panoplie de l’armée américaine, un peu de pub est toujours bonne à prendre.
Transformers 2: La Revanche est la continuité logique du 1 ; les commerciaux affinent le ciblage du public et demandent des adaptations scénaristiques en conséquence. Sinon, la recette est sensiblement la même, car tout le film repose sur les images de ces fabuleux robots. Au final, cette œuvre de consommation remplit le cahier des charges avec plus d’efficacité que le premier opus, alors profitons du spectacle !