Ce quatrième opus tente de relancer la franchise, mais donne surtout l’impression de forcer une continuité qui n’a plus vraiment de sens. J’aime plutôt bien le début du film, même si je le trouve beaucoup trop long. L’installation traîne et dilue rapidement l’intérêt, avant même que l’intrigue ne prenne réellement forme.
Le changement complet de casting est, pour moi, un vrai problème. J’ai déjà du mal à m’attacher aux personnages dans cette saga, alors lorsqu’ils changent d’un film à l’autre, je ne vois plus vraiment l’intérêt émotionnel de suivre leurs histoires. D’autant plus que le film ne prend même pas la peine d’expliquer ce qu’est devenu Sam : il disparaît sans aucune justification, comme s’il n’avait jamais existé. Ce manque de continuité renforce encore le sentiment de désorganisation globale.
L’idée des robots dinosaures est intéressante sur le papier et visuellement plutôt impressionnante. Mais pour moi, elle fait complètement sortir la saga de son concept d’origine. On passe de robots voitures aliens à quelque chose de beaucoup plus scientifique et excessif, qui dépasse largement l’esprit initial de Transformers. Cela donne l’impression que le film cherche constamment à en faire plus, sans se demander si cela a encore du sens.
Comme dans les précédents volets, la bande-son manque cruellement d’impact. Il n’y a rien de vraiment marquant pour accompagner l’action ou renforcer l’immersion, ce qui est dommage pour un film de ce genre. Les combats, eux, se ressemblent tous : mêmes chorégraphies, mêmes effets spéciaux, mêmes explosions. On a l’impression de revoir encore et encore le même film, simplement avec des robots différents.