Les Transformers sont désormais traqués et détruits sans discernement, Decepticon comme Autobot. Cade Yeager est un roboticien veuf qui vivote en élevant sa fille. Adepte des combines et croulant sous les dettes, il rachète un vieux camion dans l’espoir de revendre ses pièces. Mais, dans sa grange, le véhicule se transforme.
Transformers 3 était une bouse compliquée et incohérente. Transformers 4 est bien pire et c’est un tour de force d’avoir réussi à chier avec autant d’application un film. Comme toujours, c’est les 2 mêmes hurluberlus Michael Bay et Ehren Kruger qui s’acharnent derrière la caméra et au script.
Marrant comme ces auteurs aiment mettre en scène des connards. Shia LaBeouf était insupportable et Mark Wahlberg est tout autant antipathique. Pire, son personnage est un pur enfoiré qui cumule névrose (voire psychose), bêtise, égocentrisme et aveuglement. Tout un programme.
Si le scénario du 3 était excessivement compliqué, celui-là est minimaliste : grosso modo, c’est une course-poursuite entre les gentils et les méchants (tout le monde, en fait) pour survivre et empêcher la fin du monde. Quelle originalité ! Les précédents héros ont disparu sans un mot d’explication, parce que le cochon de spectateur n’est là que pour raquer ; Hurlu et Berlu demandent donc au générateur d’archétypes de leur sortir de nouveaux personnages. On a : le génie qui ne vit que pour son travail et qui surprotège sa fille, la lycéenne nunuche, son mec chevaleresque, le faux méchant artiste, le vrai méchant très méchant, son bras droit qui est un tueur lui aussi très méchant… et les robots.
Dans un film, le casting est un boulot à part entière, car il est capital. Même pour un personnage aussi bateau qu’un roboticien génial, il faut trouver un acteur qui correspond ; or Mark Wahlberg est à chier. Il ressemble vaguement à un garagiste truand, ne transpire absolument aucun génie et est bodybuildé de manière aberrante. D’ailleurs, son personnage nous fait une belle démonstration de self-defense avec coups de coude et projections qu’il n’est pas censé connaître sans une once d’explication. Sa fille est… une pute. Je m’explique : Nicola Peltz est sûrement très bien, mais son personnage avec sa bouche à pipe, ses regards aguicheurs et son mini-short de professionnelle ne correspond en rien à la fille surcouvée d’un Texan macho. Enfin, le petit-ami est un top model aux yeux de velours qui n’exprime aucune passion quand il conduit. Ah, et Stanley Tucci, malgré son talent, ne convint pas en mégalomane non plus. C’est un foirage total !
Mais y a pire : les robots sont fracassés. Optimus prime est un illuminé que personne n’écoute, Bumble Bee est une tête brûlée complètement con, Crosshair est un connard fourbe et Hound un gros goret. Lockdown est un énième über prime renégat, et les Dinobots sortent d’un chapeau.
Les incohérences s’enchaînent avec les fusils d’assaut qui blessent maintenant les Transformers, Yeager qui trouve une épée — flingue à balles infinies juste à sa taille et qui désintègre tout, la gravité est discutable, les héros sont incassables, etc., etc.
Y a des explosions, des vaisseaux spatiaux, de belles poursuites et de jolies transformations. Ah, oui, et les dinobots sont vraiment classes pendant les 5 min où on les voit. C’est tout. Du coup, si vous voulez voir de belles images, foncez. Sinon, éviter cet épisode comme la peste, c’est une déjection cinématographique.