Attention, série B complètement barrée à l'horizon !
Dans un futur post-apocalyptique, des tensions règnent entre le nouveau gouvernement provisoire, et un groupe de mutants mi-homme mi-grenouille (!) qui vivent reclus dans le désert. En parallèle, la fertilité chez les humains dégringole, et la société est désormais dominée par les femmes, qui ont été davantage épargnées par la guerre nucléaire.
Heureusement, les services médicaux mettent la main sur Sam Hell, guerrier solitaire qui s'avère encore fertile. Notre homme sera chargé de sauver des femmes prisonnières des batraciens... pour les féconder !
Ca aurait pu être un gros nanar, mais rien de tel. Déjà, "Sam Hell comes to Frogtown" est fait avec un minimum de moyens et de talent. Certes, certains effets sont cheap, les raccords ne sont pas toujours corrects, et plusieurs acteurs sont assez mauvais. Mais l'ambiance délirante est bien posée, avec des maquillages sympathiques et un univers cocasse.
Surtout, c'est un film qui ne se prend pas au sérieux, et qui parvient à faire rire. Parfois involontairement, souvent à dessein. Avec des vannes bien trouvées, tournant évidemment régulièrement autour de l'entre-jambe de notre héros (répliques, jeux de mots, effets de montage). Il faut dire que celui-ci est relié à un piège explosif et un électrochoc de sécurité, de quoi provoquer quelques situations rigolotes...
Côté acteurs, je mentionnerai l'énergie de Sandahl Bergman (Valeria dans "Conan the Barbarian" !). Et bien sûr le catcheur Roddy Piper, qui à l'époque s'essayait à la SF (avec évidemment "They Live" de John Carpenter). Clairement loin d'être le meilleur acteur du monde, mais sa dégaine de bonhomme moyen sous stéroïde le rend tout à fait crédible pour incarner cet ex-soldat exploité comme étalon benêt...
Une curiosité à découvrir !