Sous ce titre français se cache le plus connu (?) Hell comes to frogtown, une série B déglingos du réalisateur Donald G. Jackson qui cultivera tout au long de sa filmo sa passion pour les crapauds (et les rollerblades). Les fanzouzes de Roddy Pipper seront ravis de retrouver leur idole dans cette société post-"graves divergences d'opinions" (dixit) où il incarne un super inséminateur envoyé en zone stérile afin d'en accélérer le repeuplement ! Et comme les partouzes sont ici à considérer comme une action administrativement planifiée par Med Tech, il se voit équipé d'un contrôleur pénien prêt à exploser à la moindre incartade, sous la surveillance active et intéressée de Spangle et de Sentinella (best nickname ever).
Dommage que le film largue un peu vite son concept procréationniste délirant pour dériver vers une mission de sauvetage de donzelles retenues prisonnières dans le harem du Commandère Toty, un gros batracien humanoïde comme il en existe désormais plein la région. Transmutations est donc surtout un film d'aventure post-apo pas si éloigné d'un Fallout et qui s'assume totalement. Les costumes de crapauds sont vraiment chouettos de brindzinguerie et on sent que tout le monde s'amuse. Le rythme un peu trop mouduc, une réalisation planplan et un léger manque de folie (malgré son script authentiquement dingo) l'empêchent malgré tout d'accéder au statut d'incontournable.