Perdu dans les rêves brumeux que seule une toxicomanie avancée pourrait justifier, je fus pris du besoin ardent de relancer ce vieux thriller dont je n'avais que de faibles souvenirs. Bien mal m'en a pris, ma mémoire, enfouie sous des tonnes de reliquats de souvenirs dont je souhaiterais bien pouvoir me débarrasser, c'est avec grande surprise que j'ai redécouvert ce carnage cinématographique.


Tout en étant profondément représentatif d'une décennie riche en thrillers divers, le film d'Irwin Winkler parvient à être identique à tout ce qui l'a précédé et tout ce qui a pu suivre, sans jamais parvenir à susciter le moindre intérêt ou la moindre tension. Thriller politico-complotiste qui fait de notre héroïne la dépositaire d'une malversation à l'échelle nationale, où un programme informatique permet à des cyberterroristes de noyauter le système informatique de toutes les agences du pays et autre système informatique en tout genre.


De ce point de départ, vu tant de fois il va s'ensuivre une suite de pérégrinations aux rebondissements faisandés, l'héroïne n'a de cesse de suivre un assassin mystérieux qui provoque l'effroi de par son absence de charisme, parvenir à faire passer Sandra Bullock pour une actrice oscarisable n'est pas un mince exploit. En faisant de son personnage principal un être perdu à l'identité effacée aurait pu être intriguant, si le récit n'avait pas pris la peine d'absolument tout faire comprendre au spectateur et par la même nous faire subir l'action plus que la vivre à travers le regard de Bullock.


Personnage, qui ne deviendra proactif, qu'à 20 min du terme d'un métrage qui m'a donné plus d'une fois envie de me jeter contre un mur en signe de contrition contre tous les bons films qui m'attendaient et que j'ai décidé de savamment ignoré, il y a des péchés que l'on se doit d'expier et ce visionnage en fut ma première étape. Le climax voyant Bullock précipiter l'assassin du haut d'un pont d'un coup d'extincteur au ralenti me donnerait presque envie de réhabiliter 300 du maître gourou des virilistes enrobés du net. Si, par ces quelques mots je peux vous éviter de reproduire mes erreurs, ayez la bonté de m'en remercier, je veux rendre ces 2 heures utiles, je veux pouvoir oublier l'affront oculaire et auditif, car je n'ai pas mentionné le score atroce de Mark Isham qui à réduit en miettes mes derniers espoirs pour une année à peine débutante.


LionelBremond
1
Écrit par

Créée

le 6 janv. 2026

Critique lue 12 fois

Lionel Bremond

Écrit par

Critique lue 12 fois

D'autres avis sur Traque sur Internet

Traque sur Internet

Traque sur Internet

8

SeverineGodet

605 critiques

Madeleine de Proust numérique

Un des tous premiers thriller a vraiment exploiter le thème de l'informatique, donc pour qui a connu internet dans les années 90 (film sorti en France en 1995) c'est un peu une madeleine de Proust...

le 8 janv. 2014

Traque sur Internet

Traque sur Internet

3

Northevil

158 critiques

Critique de Traque sur Internet par Northevil

Je n'ai vraiment pas du tout été conquis par ce film. Surtout parce que rien n'est assez passionnant, en commençant par le scénario qui est cousu de fil blanc, l'histoire se déroule sans surprise,...

le 10 mai 2012

Traque sur Internet

Traque sur Internet

1

lhomme-grenouille

2941 critiques

Critique de Traque sur Internet par lhomme-grenouille

Il y en a toujours un. Un film qui entend se saisir d’un phénomène de société nouveau pour en faire un élément de base de son intrigue. Ici, c’est Internet (Eh oui : 1995 quand tu nous tiens…) Le...

le 27 mai 2018

Du même critique

Les Intrus - Chapitre 3

Les Intrus - Chapitre 3

1

LionelBremond

38 critiques

Critique de Les Intrus - Chapitre 3 par Lionel Bremond

Voilà une trilogie qui se finit dans la déchéance artistique la plus complète. Renny Harlin après avoir "sussoté" les vagues idées recyclées depuis 30 ans des films de ce genre, s'essaie, dans ce...

le 3 mai 2026

13 jours, 13 nuits

13 jours, 13 nuits

2

LionelBremond

38 critiques

Critique de 13 jours, 13 nuits par Lionel Bremond

Film catastrophique qui ne parvient à rendre compte de rien, l'aspect politique est totalement passé sous silence, et la tension de l'exfiltration en raison d'une mise en scène totalement dénuée de...

le 14 janv. 2026

Aporia

Aporia

3

LionelBremond

38 critiques

C'était mieux avant

Il est de ces films ou l'on se sent obligé de consulter plusieurs fois toutes ses listes pour être sur de ne pas les avoir déjà vu tant, chacune de leur secondes semble emprunter. On part sur un...

le 5 janv. 2024