Je sauve du film quelques passages inspirés du côté de la mise en scène et de la photographie, ainsi que la tentative de script tordu, mais c’est tellement mal raconté — et parfois si mauvais qu’on flirte presque avec le nanar (cette tête qui tombe dans la cage d’ascenseur, le justicier nourri au lait-fraise qui flingue le coupable…) — qu’il m’est bien difficile de défendre grand-chose d’autre dans ce Trauma.
Dommage, parce qu’on sent clairement la volonté de Dario Argento de livrer un giallo solide après un premier passage américain qui avait capoté. Mais la sauce ne prend jamais vraiment dans cette nouvelle tentative US. Pire : je me suis ennuyé comme un rat mort du début à la fin tant les personnages m’ont paru insipides.
Et moi qui suis pourtant un admirateur convaincu d'Asia, la voir ainsi exposée devant la caméra de son papounet alors qu'elle est encore mineure me met un peu mal à l'aise. Le bonhomme n’hésite pas à lui faire tomber le haut pour tenter dans un dernier geste de sauver son navire du naufrage, ce m'a semblé être un sacré aveu d'impuissance concernant la force de proposition en berne de son néo-giallo qui cherche en vain à s'exprimer.
On est décidément très loin de Profondo Rosso.