Modeste comptable, Alex commence à s'exaspérer. Ayant pris une prune pour une cigarette à la sortie du métro, travaillant pour un patron qui commence à licencier pour des broutilles... Tout s'emballe le soir où il est témoin d'un contrôle d'identité arbitraire par la police. Il fera le têtu, le début d'un engrenage kafkaïen qui va secouer sa vie.
L'idée de "Très bien, merci" est très bonne. Ca tacle l'administration hospitalière, les forces de l'ordre, le marché du travail, le tout dans une ambiance absurde. Chose relativement rare dans le cinéma français.
Et c'est porté par un Gilbert Melki très adéquat. Antipathique, agacé de l'intérieur, il y a un côté réaliste, mais aussi un côté un peu jouissif à le voir enchaîner les galères et les impasses. Cela amène à quelques confrontations très amusantes.
Par contre, la mise en scène ne suit pas vraiment. "Très bien, merci" reste visuellement très sage (certains diront même fade). Tandis que le choix de Sandrine Kimberlain est semi-convaincant. Si l'actrice fonctionne bien dans ses altercations absurdes avec le système, j'ai du mal à la voir en chauffeuse de taxi parisienne.
Un bel exercice quand même !