Ayant vu la première bande annonce d'Ares une semaine avant la sortie du film, non seulement je n'en attendais rien, mais vu la qualité de la dite bande annonce je m'attendais à grave regretter les soixante-treize pièces d'or que coûtent un billet 3D Ultra Max Machin. Mais c'est Tron, le second figure toujours dans mes coups de cœur, je ne deviens pas plus sage en vieillissant et la vie est futile de toute façon, donc voilà.
La prémisse confine toujours autant au ridicule, on peut maintenant importer ses constructions Minecraft dans le monde réel pendant une demi-heure, l'enjeu est de les rendre permanentes. On ne parle pas ici de la job d'une imprimante 3D, mais bien d'importer des systèmes aussi complexes que la vie elle-même, pas moins. La façon dont on expulse les protagonistes du deuxième épisode et qu'on utilise vite fait Jeff Bridges pour faire le lien avec le premier est acceptable, pas glorieux mais acceptable.
De fait une partie du film est comme ça : acceptable. Quand on voit la bande annonce, c'est un miracle. Mais au-delà de ça les thèmes abordés en surface le sont de cette manière, rien n'est trop honteux - le deuil de la protagoniste - parfois un peu cringe au pire - la lutte entre les deux conglomérats, les "généraux" qui financent le méchant dans une scène à la James Bond des années Connery, ça fait le boulot. Bien sûr si on compare Ares au protagoniste de Blade Runner 2049, ça fait un peu mal aux dents, mais j'imagine que tout le monde ira voir Tron pour voir un Pew-pew et non la crise existentielle d'un toaster mal réglé. Le Pew-pew est plutôt cool, il faut le reconnaître. Les visuels sont clean, il n'y a peut-être pas de scènes iconiques, mais le lâcher de drones qu'on voit dans le trailer est quand même très beau, les chorégraphies ont du style, machin.
Bref, tout ça pour dire que c'est un film moyen, mais dans le bon sens du terme. Il divertit, il est joli, pas particulièrement intelligent mais pas stupide non plus, il va agacer les fans de la non diversité américains parce qu'il y a trop de gens de couleur même si le héros est l'éternel homme blanc et il pourrait faire l'objet d'un jeu vidéo sympathique si Disney se décidait à réaliser que la saga à un potentiel assez dingue.
Si rien de tout ça ne vous a parlé, c'est très normal.