Donc, en 1982 le premier Tron, premier film quasi entièrement en images de synthèses avait plus où moins révolutionné le genre mais s'était soldé par un petit échec à sa sortie, devenu depuis culte avec la vidéo. En 2010, Disney tente de relancer l'univers avec le sympathique Tron : l'héritage qui obtient un succès honnête, mais suite à plusieurs gros échecs le studio renonce à une suite un temps annoncée, 15 ans plus tard là voici bien différente.
Il faut savoir d'abord que les trailers diffusés sont très différents du résultat final, chose rare pour être signalé. Tron : Arès voit le programme Arès donc tenté de devenir humain et tenir plus de 29 minutes (où indéfiniment dans notre monde) aidé par la chef de la société de Flynn et contré par son concepteur, le petit fils de Ed Dillinger du premier opus.
S'ensuit donc une série de courses poursuites dans l'univers numérique, mais aussi de notre monde très réussies qui montre le savoir faire de Rønning (qui est en train de devenir un honnête faiseur) et où l'on en prend plein les yeux (encore plus sans doute en Imax 3D). Jusqu'à un combat final urbain et terrien très spectaculaire et qui en jette.
Côté acteurs, Jared Leto est ici plutôt sobre, ce qui n'est pas le cas d'Evan Peters qui en fait des tonnes en méchant, la bonne surprise venant de la charmante Greta Lee dans un rôle physique, Gillian Anderson ne servant pas finalement à grand chose. Les scénaristes ont du se creuser les méninges pour trouver un moyen de faire revenir Kevin Flynn, Jeff Bridges dans une partie "années 80" hommage au premier film bien rendu.
Si Tron : Arès n'est pas exempt de défauts dont une mise en place un peu longue et confuse, le métrage fait largement son office en proposant un univers et scénario différents des autres épisodes, la musique du groupe Nince Inch Nails pour les connaisseurs (les Daft Punk sont co producteurs) fait le reste.
A noter que le dernier plan ramène à l'héritage et si il y'a des suites prévues pourrait y être connecté. Et petite scène post-générique.