Ma première rencontre avec la série Tron, c’était Tron : l’Héritage, et déjà à l’époque j’avais trouvé le film dispensable et oubliable. La seule chose qui sauvait ce Tron : l’Héritage, c’était la bande-son réalisée par Daft Punk. Ce nouveau Tron : Ares perd, semble-t-il, cette qualité. Pire encore, désormais la licence appartient à Disney... La présence d’un château rouge sang au début de l’œuvre ne suffira pas à offrir à ce Tron : Ares une consistance suffisante ni même un quelconque enjeu. Dès lors, ce film n’a pas grand-chose pour lui. Les effets visuels sont corrects, mais je n’ai pas trouvé qu’aucun d’entre eux sortait réellement du lot. La volonté d’importer le monde virtuel dans le monde réel m’a paru plutôt cheap à certains moments ; certaines scènes sont particulièrement longues et finalement fades. Les scènes les plus intéressantes sont celles sans aucun effet spécial (ce qui est un comble).


Côté scénario, ce n’est guère mieux. Tout pourrait se résumer sur une feuille A4 qu’on aurait pris le soin de couper en deux. Le jeu d’acteur est clairement oubliable : aucun acteur n’arrive véritablement à susciter la moindre empathie, ce qui m’a amené à m’interroger sur le fait de savoir si certains n’avaient pas été remplacés par des intelligences artificielles. Le seul qui sauve le film du naufrage complet, c’est Jared Leto (c’est dire). Il est plutôt convaincant dans le rôle d’Arès, le soldat IA remplaçable qui va se découvrir des traits humains qu’il souhaite explorer (même si, là encore, le thème a déjà été essoré). En ce qui concerne la mise en scène, on use et abuse de ressorts clairement paresseux. L’exemple le plus caractéristique, c’est le chronométrage de la durée de vie des robots IA, qui ne sert qu’à rappeler que le film a un semblant d’enjeu.


Toutefois, selon moi, le plus gros problème de ce film, c’est qu’il est difficile de savoir à qui il s’adresse. Disney souhaite faire une sorte de “en même temps” : faire revenir en salle les fans de Tron de la première heure et, en même temps, leurs enfants. Cette stratégie douteuse crée un contenu édulcoré, avec des scènes de violence mais pas trop violentes, parce qu’on ne veut pas que le film passe PEGI 10. Au final, le film ne contente personne.

Katakuri29
4
Écrit par

Créée

le 12 oct. 2025

Critique lue 18 fois

Tron: Ares

Tron: Ares

6

Behind_the_Mask

le 11 oct. 2025

Suivre

Tendre le bât(r)on pour se faire battre

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas été saisi lors de mon entrée dans une salle de cinéma.Je n'ai pas pu y aller Day One, pour voir Tron : Ares. Les obligations professionnelles étant ce...

Tron: Ares

Tron: Ares

7

reastweent

le 8 oct. 2025

Suivre

Back on Line

Si l'on oublie deux secondes queLe cahier des charges est à nouveau rempli (marché Chinois ? Check. Marché Indien ? Check. Féminisme ? Check. Black Lives Matters ? Check. Homme blanc méchant, dépassé...

Tron: Ares

Tron: Ares

6

Iloonoyeil

le 8 oct. 2025

Suivre

Une intelligence artificielle empathique

Pourquoi ce film est doté d’ une musique extra - diégétique brouillée , brouillonne, bruitiste, abrutissante et sans imagination ? Voilà le point faible de ce long métrage disparate et avec un...

La Palma

La Palma

7

Katakuri29

le 29 déc. 2024

Suivre

Mais ou est passé mon armure en scénarium ?

J'ai failli passer à côté de ce petit projet norvégien, et il faut bien avouer que ça aurait été dommage. La Palma raconte l'histoire d'une famille norvégienne qui part passer ses vacances de Noël...

Les Fantasmes

Les Fantasmes

9

Katakuri29

le 20 août 2021

Suivre

Les fantasmes ou les pratiques, c'est à vous de voir.

Dès la bande-annonce, le film m’a fait envie. Après tout, le casting est juste cinq étoiles et je me suis demandé comment le réalisateur allait réussir à accorder suffisamment de temps à chacun des...

Sous la Seine

Sous la Seine

3

Katakuri29

le 23 juin 2024

Suivre

Tous les noirs meurt à la fin

Le capitalisme a cette capacité fascinante de s'adapter à toutes les situations et de trouver de l'argent là où il y en a. Avec l'actualité brûlante des JO et la préoccupation fondamentale de savoir...