Trouble-fête
6
Trouble-fête

Film de Lars Kraume (2015)

La famille Duraton, version 2014...

Ce film m'a rappelé un mariage consternant auquel je fus invité jadis, qui s'était terminé "au couteau", l'un des convives ne supportant pas l'alcool.. Ce jour-là, j'ai mieux compris l'expression "être à couteaux tirés"... ce qui n'a pas empêché mon hôte (René) d'être heureux et d'avoir de nombreux enfants dont le premier inattendu...

Ici c'est un pianiste mégalomane qui fête ses 70 balais et n'a fait dans sa vie, que des fausses notes, sûrement pas au clavier, mais avec sa première femme et ses trois garçons partis de rien et arrivés à pas grand-chose d'autre qu'à admirer, vénérer et aduler leur Dieu de père...

Un des rejetons sort de l'hôpital et ne trouve d'autre cavalière pour assister à la fête anniversaire du grand homme, qu'une des hôtesses d'accueil en fin se service, dont on se demande pourquoi elle a accepté, et ce qu'elle est venue faire dans cette lessive de linge sale en famille.

Je ne saurais trop conseiller aux allergiques au piano (eux, ou leurs voisins) d'enregistrer ce mauvais repas de famille ce qui leur permettra de passer sous silence les passages musicaux qui entre autres, meublent péniblement ce film... La touche mute vous sera une aide appréciable...

Qu'a donc voulu nous raconter Lars Kraume, le réalisateur ? Une comédie, une dramatique, une remise à jour de "famille, travail, patrie" ?...

On se sait trop mais on sent confusément que cette réunion de famille va se transformer en règlement de comptes du septuagénaire.

Et comme le disait Melville, "on ne peut être réalisateur et en même temps se consacrer à l'éducation d'enfants".

Serait-ce le même quand on se dirige vers une carrière retentissante ?

C'est peu palpitant, long, et repose sur les épaules de Günther Maria Halmer.

Mais malheureusement, celui semble toujours faire les mêmes gestuelles ou mimiques... Tics de vieux ?

Toujours est-il que l'édifice sur lequel le vétéran semble s'être installé s'écroule comme un château de cartes, sans que personne ne s'en émeuve, surtout le spectateur qui ne parvient à avoir aucune empathie avec un quelconque des participants...

Jugés d'hypocrites par un des rejetons du champion des claviers.

Un film sur l'hypocrisie peut-être mais ni drôle, ni convaincant... Glauque ?

.

Arte le 25.07.2022- 21.02.2025-

270345
3
Écrit par

Créée

le 27 juil. 2022

Critique lue 657 fois

270345

Écrit par

Critique lue 657 fois

2
2

D'autres avis sur Trouble-fête

Trouble-fête

Trouble-fête

3

270345

le 27 juil. 2022

Suivre

La famille Duraton, version 2014...

Ce film m'a rappelé un mariage consternant auquel je fus invité jadis, qui s'était terminé "au couteau", l'un des convives ne supportant pas l'alcool.. Ce jour-là, j'ai mieux compris l'expression...

Trouble-fête

Trouble-fête

7

Oxalide

le 6 août 2022

Suivre

Vous serez là à Noël ?

Entre « Festen » et « Juste la fin du monde », un film où il est question de destin, de choix, de l’holocauste et de la Weimar, de musique classique, de piano, du bruit des souvenirs, de filiation,...

Trouble-fête

Trouble-fête

6

PassionArt7

le 9 avr. 2025

Suivre

Critique de Trouble-fête par PassionArt7

Tu viens pour Noël ? Famille passée au scalpel ! Quand les mots distillent leur venin pour cacher la pudeur des sentiments.17 juillet 2019

Du même critique

Gaston Lagaffe

Gaston Lagaffe

1

270345

le 20 déc. 2022

Suivre

Des gaffes, des baffes et des claque à Martin-Laval !

Je n'ai jamais aimé Martin-Laval qui a mes yeux, n'a aucun humour, aucun intérêt ! Ca vole toujours en rase-mottes comme un martin-pêcheur ! Et je n'ai jamais été non plus un fervent admirateur de...

La Baule-les-Pins

La Baule-les-Pins

3

270345

le 20 janv. 2021

Suivre

La Baule ? Sans le punching !

La Baule ? Sans le punching !La réalisatrice et aussi co-scénariste (ça fait déjà beaucoup !) avait très mal vécu jadis le divorce de ses parents quand elle avait douze ans... De là à faire de...

Le Doulos

Le Doulos

3

270345

le 30 sept. 2019

Suivre

Pas de chapeau pour Melville !

Pas de chapeau pour Melville !.Le titre "le Doulos" est bien la seule originalité de ces kilomètres de pellicules ! Si l'on peut parler d'originalité pour qualifier "une balance" ou un "indic" si...