Le postulat est puissant et habilement développé. Cette « bromance » tordue, presque déplacée, est le véritable moteur du récit. « Twinless » n’aborde pas tant l’identité sexuelle comme thème central – ce n’est pas « All of Us Strangers », même si sa dimension LGBTQ+ est traitée avec une grande délicatesse – mais plutôt l’intimité masculine, l’amitié entre hommes, le besoin de connexion et la façon dont celui-ci peut se muer en obsession.

James Sweeney maîtrise avec brio un mélange incroyablement efficace de genres et de tons, oscillant entre humour, angoisse et tristesse amère en frôlant même le thriller psychologique qu’il préfère finalement éviter.

Les moments tristes se mêlent à l’humour noir pour aborder de manière intéressante et originale des thématiques lourdes : le deuil et la solitude . le cinéaste sait faire monter la tension lentement jusqu'à son point culminant, livrant un film profondément poignant et d'une grande force émotionnelle.

Le scénario est très bien construit. Il sonne comme l'écho déformé d'une expérience vécue et dégage une authenticité troublante, qu'on ne trouve pas dans les manuels d'écriture de scénarios. Lorsqu'on découvre que l'un des deux protagonistes n'est autre que, le cinéaste James Sweeney lui-même on se dit qu’on est témoin de l'examen chirurgical d'une plaie ouverte et non de sa guérison. De plus, Il crée des personnages d'une telle complexité et d'un tel magnétisme que le spectateur cherche naturellement à éprouver de l'empathie pour eux et à justifier leurs décisions, même les plus odieuses.

Dylan O’Brian est très bien , son potentiel sympathie, qu’il avait gagné à ces débuts avec la série Teen Woolf, est intacte ety le film repose en grande partie sur sa performance : sensible, maladroit, drôle, bouleversant . Il est incroyablement Hot et, absolument époustouflant.

Le personnage joué par Sweeney, Dennis, quant à lui, est assez dérangeant, : son obsession, ses références à la culture pop et son vide intérieur brossent le portrait troublant de quelqu'un qui aspire à ressentir ce qu'il n'a jamais connu. Un personnage véritablement remarquable et presque inquiétant.

Concis, intelligent, plein de rebondissements et doté d'une idée de départ brillante, « Twinless » est un bon film. Sombre, sensible, drôle et d'une grande sincérité émotionnelle.

#henrimesquida #cinemaetlitteraturegay

HenriMesquidaJr
7
Écrit par

Créée

le 21 juil. 2026

Critique lue 7 fois

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