Spin-off du Fugitif avec Tommy Lee Jones mais sans Harrison Ford remplacé par Wesley Snipes ce qui fait quand même une différence. Et puis Le Fugitif était réalisé par Andrew Davis. Un bon faiseur à l'époque auteur de Sale temps pour un flic (un des meilleurs Chuck Norris) et Piège en haute mer (un des meilleurs Steven Seagal avec Ultime Décision). Là, on a Stuart Baird que l'échec de Star Trek Nemesis aura tellement affecté qu'il sera retourné à ses premiers amours : le montage.
Ça reste une chasse à l'homme assez prenante où Tommy Lee Jones nous rejoue la partition du marshal droit dans ses bottes, viril, droit, à qui on ne la fait pas. Snipes ne démérite pas non plus. Mais passer derrière Harrison Ford, c'est compliqué. Snipes, je ne le trouve jamais aussi bon que dans la baston (Demolition Man ou les Blade). Ailleurs, c'est moins le cas même si je veux bien reconnaitre que c'est un bon acteur.
Aussi, la première partie avec, en point d'orgue, le crash de l'avion est la plus réussie. Des explosions à l'ancienne sans effets spéciaux. Ça fait du bien de revoir ça. Ce sont des films qui ne peuvent plus être refaits aujourd'hui. On peut s'identifier à l'un et à l'autre ce qui est moins le cas dans les films d'action aujourd'hui.
La traque dans la forêt et en ville est un peu longue d’autant que le film dépasse les deux heures. Mais bon, on est tenu en haleine jusqu'à la fin et on a même un Robert Downey Jr en pleine toxicomanie. Ce qui explique son regard vide. Dans ses mémoires, il parlera de U.S. Marshals comme de la pire expérience de sa carrière, du pire film d'action de tous les temps, d'une expérience qu'il ne voudrait jamais revivre, qu'ils faisaient semblant de pouvoir rivaliser avec Le Fugitif. Même eux étaient conscients de se répéter un tantinet...et en moins bien.