Ultraviolet est un pur délire visuel, un film d’action futuriste qui assume totalement son côté stylisé quitte à sacrifier une partie de sa crédibilité. L’histoire se déroule dans un monde où une maladie a transformé une partie de la population en êtres aux capacités surhumaines, traqués par un gouvernement autoritaire. On suit une guerrière redoutable chargée de protéger un enfant au cœur d’un enjeu bien plus vaste qu’il n’y paraît. Le scénario est assez simple, parfois même secondaire, et peut sembler confus dans sa manière d’exposer son univers, mais il sert surtout de prétexte à une succession de scènes d’action. La mise en scène est ultra dynamique, presque excessive, avec des combats chorégraphiés et une esthétique très marquée, proche du jeu vidéo ou du manga. Les ralentis, les effets visuels et les décors futuristes donnent au film une identité unique, même si cela peut diviser selon les goûts. Visuellement, c’est clairement là que le film se démarque, avec une direction artistique audacieuse, parfois kitsch, mais toujours assumée. Les acteurs jouent leur rôle dans ce cadre très stylisé, avec une héroïne charismatique qui porte le film du début à la fin. L’émotion reste en retrait, mais ce n’est pas vraiment l’objectif ici. La musique accompagne efficacement cette ambiance survoltée, renforçant le côté spectaculaire. Le ressenti est globalement positif si l’on adhère au style : c’est un film qui ne se prend pas au sérieux et qui mise tout sur le spectacle. En conclusion, Ultraviolet est un divertissement visuel intense, imparfait mais assumé, qui séduira ceux qui recherchent avant tout de l’action stylisée et un univers futuriste original.