Hybride maladroit entre le mélodrame intello et le bon petit film comique et familial, Drôle de Dimanche réussit au moins quelques très belles scènes de nostalgie et de mélancolie où Bourvil brille. En-dehors de ça, on file vite dans une amourette voulue profonde mais mal assumée qui dérape dans une jalousie surfaite pour s'étaler dans la catharsis dégoulinante d'un roman de gare. Agréable cependant pour Bourvil et Darrieux qui font tous les efforts du monde pour que leurs personnages fonctionnent, et pour une écriture ponctuellement éclairée, mais surtout éclairante sur un Paris pris entre les souvenirs encore vivaces de la guerre et une économie en pleine mutation.