Un dimanche de divorçailles
Bourvil joue un Mad Men qui ne boit que de l'eau et qui est essoufflé à force d'attendre sa femme.
Même si le registre n'est pas tout à fait celui du débonnaire habituel, Bourvil n'est pas ici dans la peau d'un sérieux. Publiciste goguenard, mari abandonné et pardonnant, pour finir tueur sans gage échouant l’exécution.
La trame un peu pataude du triangle mari-femme-amant se déroule. Danielle Darrieux dans l'oiseau volage qui revient au nid marche sur une corniche étroite. Elle demeure fidèle à sa ligne de conduite du plus offrant, enfin presque.
L'attrait du film tient plus dans ses a-cotes. L'univers de la pub qui aurait pu être plus utilisé. Belmondo en Pierrot de la lune, laconique et soufflant dans sa trompette, Arletty qui nous réveille grâce à sa sonorité nasillarde.
Le scénario a ses incongruités: Arletty en professeur de théâtre qui possède une demeure de week-end grandiosa, tout ce beau monde qui se retrouve après la guerre à travailler les uns pour les autres.
Assez agréable tout de même.