Un jeune écrivain, humilié durant son enfance, ne cesse de se torturer avec des idées fixes d'impuissance et de culpabilité. Vittorio De Seta est largement moins connu que son presque homonyme (De Sica) et c'est justice si l'on considère un film comme Un homme à moitié (pourtant réputé), son deuxième long-métrage. A peine compréhensible et d'une affectation permanente, tant dans son scénario que dans sa mise en scène, il nous fait suivre un véritable chemin de croix que subit le personnage incarné par un Jacques Perrin have et hagard, dont on n'entend la voix (doublée) pratiquement qu'en off. Dans cette exercice éreintant et sinistre qui ferait passer Antonioni pour un gai luron, il n'y a rien à espérer, et surtout pas une quelconque émotion. Il semblerait que le film soit en partie autobiographique, ce qui n'excuse pas sa prétention ni le colossal ennui qu'il suscite.