Un très bon film anglais, adaptation d'une pièce de JB Priestley, qui s'apparente à un polar mais constitue plutôt un conte moral dramatique.
Je préfère en dire le moins possible sur l'intrigue, mais sachez que le récit se situe au début des années 1910, peu avant la Première Guerre mondiale et la Révolution russe (la pièce a été montée pour la première fois en URSS, et ce n'est pas un hasard au vu de son idéologie d'inspiration marxiste).
Le pitch : une famille bourgeoise dîne tranquillement, célébrant les fiançailles de leur aînée, lorsqu'un policier débarque soudain pour leur apprendre le suicide d'une jeune femme...
Les origines théâtrales du film sont clairement visibles (quasi huis-clos, peu de personnages, trois unités respectées, durée brève...), mais de fréquents flashbacks - absents de la pièce - viennent dynamiser le récit principal, narrant en parallèle le parcours de la jeune femme décédée.
"An Inspector Calls" constitue l'un des premiers long-métrages du réalisteur Guy Hamilton, plus connu pour avoir signé ensuite plusieurs James Bond, ainsi que des adaptations d'Agatha Christie.
Côté interprétation, c'est le comédien Alastair Sim qui se taille la part du lion, dans la peau de cet inspecteur aussi omniscient que mystérieux.
A ses côtés, les jeunes actrices Eileen Moore et Jane Wenham tirent leur épingle du jeu. Quant à Bryan Forbes, il choisira assez vite de passer derrière la caméra, réalisant plus tard une quinzaine de films.