Inédit en France (ou du moins sorti en VHS avec doublage québécois), The Other Side of the Mountain a été un énorme succès lors de sa sortie en 1975, au point qu'il a renfloué les caisses de la Universal, alors en difficultés financières, et qu'il ne misait pas un kopeck là-dessus.
Car au fond, que raconte le film ? Mon titre résume bien la chose, à savoir que c'est l'histoire d'une jeune skieuse qui, à la suite d'une chute lors d'une descente, va se retrouver tétraplégique, et assumer son handicap qu'elle rejetait au départ. Mais surtout, elle peut compter sur l'amour de son petit copain, qui veut rester avec elles malgré les difficultés à venir.
Un jour, une vie sera le plus grand succès du réalisateur Larry Peerce qui par ailleurs épousera son actrice principale, Marilyn Hassett, dont la carrière sera pour toujours liée au personnage de Jill Kinmont. C'est une femme combative, émancipée dans l'Amérique des années 1950 et qui va se battre pour se faire accepter ses droits lorsqu'elle voudra se reconvertir dans l'enseignement, ce qui fut le cas dans la réalité. A ses côtés se trouve Beau Bridges, le frère de James, dont ce sera lui aussi le principal titre de gloire et qui va lui apporter la joie de vivre qu'elle avait perdue au moment de son hospitalisation.
On a donc compris que le film est clairement dans le mélo, avec une musique surlignante de Charles Fox, mais attention à la guimauve, car c'est clairement fait pour qu'on puisse pleurer dans les chaumières, notamment la toute fin. Quant à la réalisation, si on excepte la fameuse chute très bien filmée au ralenti, c'est filmé comme une série télé de 1973, sans aucun génie.
Cela dit, le succès du film sera très important, au point qu'une suite, toujours réalisée par Larry Peerce et jouée par Marilyn Hassett, sortira en salles en 1978. Je dirais que c'est à voir pour les amateurs de mélos à la Love Story, et pour les complétistes du cinéma américain des années 1970.