Le film ressemble à un roman-photos, avec excès de mélodrame et une interprète trop âgée pour le premier rôle féminin.. Mais Un peu de souffrance, titre représentant un véritable euphémisme, est signé Salah Abou Seif et donc digne d'intérêt, même s'il ne s'inscrit parmi les meilleurs longs-métrages du "parrain" du cinéma égyptien. Le film pointe la différence d'âge entre un artiste au crépuscule et la jeune fille qui l'admire, dans le cadre idyllique d'une belle maison isolée, non loin de la plage. Sans imposer une morale définitive, le film dépeint les illusions de la jeunesse et l'aveuglement de la vieillesse, tout cela au nom d'un sentiment nommé amour, qui pourra aussi bien être appelé emprise, dans un cas, et désir dans l'autre. En définitive, quelque chose comme leurre de vérité, si tant est que cette dernière existe.