Le postulat de départ est un peu original : la manière dont une officier de police tombe in love d'un jeune stagiaire fougueux.
Hélas, les moyens alloués et l'écriture attendue font de ce film l'équivalent d'un épisode d'1 h 30 de La crim' (pour ceux qui se souviennent). Si les premières vingt minutes pouvaient faire penser à un film social ayant un propos à tenir, on se rabat vite du social, traité de manière très stéréotypée et factice, vers les relations entre les personnages, qui s'engueulent comme on le fait dans les séries françaises, à coup de "casse-toi ! Je ne veux plus te voir" et de "Tu crois t'en tirer comme ça ?".
Le film a quelque chose d'un peu niais en prétendant nous choquer en montrant des policiers qui fument un joint en service, ou qui partent ensemble picoler. Mais l'étiage, vraiment, ce sont les discussions sur le cul entre ivrognes. Je me demandais pourquoi je continuais à regarder ça, par moment.
Le film se finit en queue de poisson, l'arrestation/exécution du méchant caïd caché du quartier (originalité : c'est un moniteur de piscine, pourquoi pas) tient lieu de résolution aux conflits qui ont été montrés entre les personnages.
Bref, un film qui manque de direction. Il donne l'impression d'avoir essayé quelque chose puis a renoncé en court de route.
Vu sur la chaîne d'Arte Kino, comme quoi on n'y trouve pas que des chefs d'oeuvre. Et pourquoi pas...