Un père de famille tombe en panne devant une bâtisse où vivent deux hommes. Un des habitants va réparer la voiture pendant que l'autre va reconnaître son ancien tortionnaire. Il décide de le suivre et de séquestrer. Au moment de l'enterrer vivant, il est pris d'un doute: est-ce vraiment lui ? Alors il va voir d'autres victimes. Une militante, photographe de mariage et son amie qui se marrie. S'en suit un road-movie loufoque avec la photographe, la mariée, le futur époux déboussolé, et celui qui a trouvé l'homme dans un van ou le prétendu tortionnaire est enfermé dans une caisse alors que la femme de celui-ci est entrain d'accoucher de son 2ème enfant…
Super thriller politique et drôle qui atteindra son apogée dans la scène finale, véritable exorcisation des traumatismes d'une dictature, qui va jusqu'à esquisser une réconciliation. C'est ce moment fou de psychothérapie qui place le film un peu plus haut que la satire grinçante et qui justifiera l'engouement du jury du festival de Cannes, en plus de l'incroyable prouesse d'avoir pu tourner ce film de manière clandestine. Après on est très loin à mon sens, de la même performance et de l'émotion politique créée par les graines du figuier sauvage l'année dernière. Alors une Palme sans doute un peu complaisante certes mais un très bon film quand même.