Chant du cygne... sur champ de bataille.

Chant du cygne sur un vieux 78 tours pour gramophone...

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Scénario et réalisation des frères Taviani : Paolo (1931-2024) dont la disparition est passée complètement inaperçue... et Vittorio (1929-2018) lesquels ont écrit et mis en scène vingt longs métrages de 1962 à 2017... Celui-ci est donc le dernier du tandem, encore que que Paolo, malade depuis fort longtemps, n'apparaît au générique qu'en forme de coup de chapeau n'y ayant pas participé... Mais aussi de leur volonté commune de détourner les gens de l'extrême droite...

L'histoire se déroule dans le Piémont italien en 1944 dans la province de Coni où Milton, étudiant devenu résistant, traverse la résidence d'une jeune fille dont il était amoureux et qui répondait à ses avances...

S'enquérant auprès de l'habitante des lieux du sort de la jeune fille, Mil apprend son exil mais aussi qu'un autre jeune homme, Giorgio, venait parfois la voir et que la belle en semblait éprise...

Or, il s'agissait d'un proche ami étudiant lui aussi, de Milton...

Giorgio œuvrant dans un maquis voisin entreprend d'y aller pour tirer l'affaire au clair mais Giorgio vient d'être arrêté par les fascistes...

Ayant capturé l'un d'eux, il entreprend d'aller tenter de l'échanger contre son rival amoureux...

Sauf sur la fin, ce film semble interminable et les longs plans inutiles sont légion... L'inspiration n'y est plus chez les frères Taviani d'autant que le sujet est d'une banalité affligeante....

C'est truffé de flah-back comme je les déteste et tout semble un peu bâclé !

L'action est censée se situer dans le brouillard, mais ceux qui y sont restés, sont ceux qui devaient artificiellement le recréer : c'est de la fumée et pas du brouillard ! Tout juste si on ne nous montre pas les fumigènes... Encouragés par les multiples consommations de fumeurs qu'on voit dans les images... Effets spéciaux nuls...

Autre finition imparfaite : on découvre un vieux tourne-disque 78 tours (le microsillon n'était pas né) égrène un disque, mais on voit nettement que la tête de son aiguille censée suivre le sillon, ne bouge pas d'un millimètre alors que dans la réalité, les imperfections de gravures des disques en cire n'arrêtaient pas de remuer au point que cette aiguille déraillait pour aller se réfugier au centre de l'axe selon les lois de la force centripète !

Bref, ce questionnement privé ne constitue pas une énigme m'ayant autant fasciné qu'un suspense de Hitchcock... Trop monotone, peut-être obsolète ? Alors, jalousie ou curiosité de l'amoureux trahi ?

C'est bien trop fade : malgré leur réputation les frères Taviani ont dû se contenter de 41 563 spectateurs en salles...

Au cas où vous tombiez amoureux des vieux tubes qui illustrent l'excellente musique de ce film, le générique en dévoile trois :

"Goody, Goody", puis "I found a milion dollars" et enfin " Over the rainbow", celui qui m'est resté le plus en tête et qui fut interprété par Judy Garland... Finissant même par devenir entêtante mais si belle !

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France 3 le 06.03.2025

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le 7 mars 2025

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