Progrès : doctrine qui consiste à compliquer ce qui est simple

Progrès : doctrine qui consiste à compliquer ce qui est simple... Du Burma au rabais...

et sans le chat.

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Pour ceux qui s'en souviennent, et tout sentiment de nostalgie exclu, chacun des trente-neuf épisodes de l'excellente série des"Nestor Burma", autre détective privé lui aussi amoureux des femmes mais en plus d'un chat, rendu lui, célèbre par Guy Marchand sur les petits écrans de 1991 à 2003, était bien meilleur que cette immense daube pseudo-policière sordide, fumeuse et alcoolo-pseudo-érotique, dont je n'ai rien avalé de l'histoire une seule seconde... Pas même sa bière dont on fait de la pub !

Il est vrai que les premiers scénarios de Burma étaient eux, issus des romans de Léo Mallet, et que comparativement, la saga bien fade du détective François Manéri issu de l'imagination bien peu fertile de Guillaume Nicloux, ne tient pas la route...

C'est racoleur, ça part dans tous les sens, et c'est tellement tordu comme histoire qu'on finit par oublier le motif de la recherche pour laquelle le détective a été payé ! D'ailleurs, on s'en fout !

Le thème lui-même est grotesque, car si les détectives ne devaient vivre qu'avec une seule corde à leur arc, en l'occurrence un seul client, il n'en resterait guère : d'ailleurs en reste-t-il depuis la quasi-disparition des pseudo-adultères qui faisaient leur fortune lorsqu'il y avait des"flags" ?

Triste job : le même boulot que les flics dument cartés, mais pas les mêmes privilèges et possibilités... Du reste, dans les BD, les détectives comme Gil Jourdan et son inséparable Papillon, ou encore Sammy, se sont éteints avec leurs auteurs, sans succession !

On saluera le courage de Thierry Lhermitte qui pas une seule seconde, n'arrête pas de se cultiver un cancer des poumons en allumant clope sur clope, ce qui dans le cas présent devrait être considéré comme maladie professionnelle !

Tout ce merveilleux casting pour un aussi épouvantable gâchis de pellicule : quelle honte !

Conscient de la grande misère inventive de son scénario, Nicloux nous prévient de scènes coquines qui seraient censées nous émoustiller et heurter un public non averti ?

Tu parles ! Encore du vent ! Quelques audaces de prises de vues avec Marion Cotillard nue et photographiée par Lhermitte !

Aucune audace comparativement au "Mépris de Bardot"... à son époque...

Quelques vues aussi d'un cabinet libertin (1000 francs l'adhésion en 2002 soit 180 euros de nos jours, (c'est chérot quand on a cinquante patates de dettes au jeu) où des déviants sexuels veulent tout oser, tout tenter, mais on se demande ce que ça vient faire dans cette loufoquerie qui n'en finit pas de pourrir cette bien morne enquête !

Nicloux a mis à côté de la plaque : 458 565 spectateurs et une rentabilité mondiale de 56 % !

Quatrième des dix-sept de sa filmographie allant de 1990 à 2024 et rien de bien transcendant...

Détective privé, ça ne paie plus ! Le public lui, n'a ni accouru, ni salué !

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Arte le 22.et (déjà !) 25.10.2025-


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le 23 oct. 2025

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le 23 oct. 2025

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