Avant qu’il ne jette plus tard son dévolu sur les blondes (et surtout sur Grace bien évidemment) Hitchcock choisissait ses brunes avec soin, ainsi cette Miss Margaret Lockwood tout à fait charmante en vérité bien qu’assez guindée à dire vrai…
Guindée comme peut l’être le film entier si l’on était en mesure de le visionner jusqu’au bout… une tâche hélas impossible, car il est difficile de suivre un film quand on ronfle à poings fermés. Et ici on s’endort bien vite devant ce scénario écrit sous narcoleptiques malgré des filles en petites tenues ici ou là mais surtout au début… Après, c’est le marchand de sable qui est passé et je ne me souviens plus…
Dire que c’est donc chiant comme pas permis (ça devrait être interdit des films pareils) c’est bien peu dire, car c’est pire que ça… ce n’est pas un film, c’est un mollusque ! Et de surcroît d’une bêtise, d’un humour (plaît-il ?…) bête, tellement bête et benêt qu’on arrive pas à y croire !
Des dialogues à la fois crétins et lénifiants sur une intrigue (mais quelle intrigue au juste ?) à deux balles mais c’est du pur génie, Monsieur Hitchcock ! mais comment faites-vous ? un don pour le somnifère idiot, très certainement.
Ce n’est par conséquent pas la femme qui disparaît mais le film qui disparaît, de lui-même, à l’insu de son ignorance dans les limbes du non-film, du vide et de la non-existence : un non-évènement en somme !