Issu d'une pièce de théâtre, elle-même adaptée des écrits de Christopher Isherwood, Une fille comme ça manque singulièrement d'atmosphère, ce qui est un comble pour une histoire se passant dans le Berlin de 1931. Le film mise beaucoup sur le tempérament de Julie Harris mais sa pétulance n'est qu'artificialité que combat difficilement le flegme britannique du toujours excellent Laurence Harvey. Ni chronique historique, ni romance amoureuse, ni comédie échevelée, ni évocation de la vie de bohème, Une fille comme ça soufre d'un cruel manque d'identité malgré une mise en scène plus que honnête de Henry Cornelius, dont ce n'est pas le meilleur long-métrage.