...mes amis, mes amours, mes emmerdes (Aznavour) Elle s'est fait un bébé toute seule !
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Dépressifs s'abstenir...
Même restauré (son et images) en 2017, ce film a beaucoup vieilli...
Il faut donc tenter pour le comprendre, de réinstaller le scénario dans son époque et son contexte...
C'est Romy Schneider qui avait soufflé à Sautet, le synopsis de ce scénario, à une époque où les femmes se battaient, MLF en tête, pour obtenir l'égalité homme/ femme, leur droit à l'avortement (...)
Elle lui avait dit : "marre des films d'hommes, tu devrais faire un film de femmes !"
Sautet le lui avait promis en cadeau d'anniversaire pour ses quarante ans...
Elle, revient alors d'une longe convalescence après avoir accouché de sa fille par césarienne et elle en porte les stigmates visibles dans ce tournage... Le dernier avec Sautet...
Le meilleur et le pire pour elle sont à venir :
son interprétation de liberté et d'indépendance, lui vaudra un second César en 1979, mais elle apprendra ensuite le suicide de son ancien époux, qui la touchera en plein cœur,
Pire : en 1981, elle perdra son fils qui chevauchant la grille de son domicile, s'empalera dessus... En 1982, on la retrouvera morte dans son bureau, probablement d'un suicide mais les causes officielles du décès n'ont jamais été recherchées ou dévoilées, pour ne pas briser un mythe arguait-on...
Fin plus tragique que son rôle dans ce film... :
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Une femme de trente-neuf ans vit seule avec son ado de seize ans, et tombe enceinte de son amant.... Sans le lui révéler, elle avorte : elle ne l'aime plus et lui signifie sa rupture dans une lettre qu'elle lui fait découvrir dans une brasserie... Elle appartient à un groupe d'amis de travail, qui se retrouvent régulièrement dans la résidence secondaire de l'un d'eux, et où les femmes sont nettement dominantes... Elle va renouer avec son ancien mari et tomber enceinte de lui !
Le saura-t-il un jour ? Traumatisé par le suicide d'un membre de la troupe d'amis, il a décidé de mettre de la distance avec son passé et cette entreprise qui l'emploie...
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L'histoire est pessimiste, monotone, morne, faite d'échecs, de morts, axée essentiellement sur le sort des femmes.. D'ailleurs à l'écriture, Sautet n'avait pas désigné comme co-pilote son scénariste habituel, supposé trop misogyne, mais Dabadie, plus inspiré habituellement...
Car ce film "se traîne", de plans interminables en situations inutiles...
Que d'avenirs sombres !
Le casting, œuvre de Dominique Besnehard est une petite merveille... La jolie blonde Sophie Daumier qui vient de divorcer de Guy Bedos, vient d'entamer une carrière solo et surjoue dans ce film où elle retrouve Dabadie, auteur par aillleurs de sa chanson à succès "La Drague" qu'elle avait interprétée avec l'humoriste...
Ce sera son avant-dernier rôle elle est atteinte d'une maladie provoquant une dégénérescence neuronale irréversible...
La musique, de Philippe Sarde frère du producteur de ce film Alain Sarde, passe du meilleur au pire et ne sauve pas le côté pathos du récit...
La notoriété de Romy, rendue célèbre par son interprétation de Sissi, est intacte et elle manque à son public : gros succès commercial : 2 295 317 entrées en salles françaises et une treizième place sur quarante et un films millionnaires en nombre de spectateurs cette année-là... Elle tournera encore sept films après celui-ci...
Finalement, une histoire pas si simple que ça....
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France 5 le 06.02.2026