J'ai vu Une intime conviction d'Antoine Raimbault à l'occasion d'une sortie universitaire au Festival Premier Plan à Angers. On suit le parcours d'une femme qui tente d'acquitter une possible peine de prison au père de celle qui aide son fils à faire ses devoirs. On plonge dans cet univers macabre où le règne du silence et des non-dits se joue du destin d'un homme. Les théories s'infusent dans la réalité et dissolvent la morale. Au final, on ne saura jamais qui a commis le crime.
Beaucoup de zones d'ombres, et c'est bien joué. Je n'aime pas quand les films m'en disent trop. L'écriture en générale est superbe. On y passe un bon moment. Pour un premier film, c'est vraiment remarquable.
Malheureusement, l'œuvre ne marque pas les mémoires pour plusieurs raisons : mauvaises gestions des temps d'émotions et manque d'ambitions scénaristiques. Ça reste un bon film.