Novateur, Exigent, Pioneer et Avant-Gardiste.
Voilà ce qu'est A Page of Madness, le chef d'œuvre muet japonais des années 20. Et tout comme son homonyme allemand de la même époque, Le Cabinet du Docteur Caligari, A Page of Madness arrive à créer une expérience horrifique totalement sensorielle, uniquement avec de la maitrise formelle.
C'est à dire qu'on comprend à peine le fils rouge qui se descelle, mais par le montage ultra rapide, les mouvements de caméra, les jeux de lumières et la bande son mi geisha mi yurei, le film nous infuse une tension psychologique insoutenable.
Et cela dès les premières minutes. On à le droit à un noir et blanc absolument terrifiant qui transcrit des visages à la frontière du réel, voire fantomatique, à l'image de la folie intérieur qu'on observe.
Disons que cela fait parti des œuvres qui sont toujours passionnante et efficace à regarder, même 100 ans TOUT PILE après.