Une pointe d'amour : Comme si le film avait juste glissé sa main dans la vôtre sans bruit ...

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Il y a des silences qu’on écoute plus fort que des cris. Une pointe d’amour en regorge — et c’est peut-être là sa plus belle audace. Ce film de Maël Piriou ne cherche pas à faire des étincelles, il préfère la braise qui couve, discrète, obstinée. Une avocate au bord du gouffre, un ancien taulard au volant d’un van brinquebalant, une dernière ligne droite sans GPS. Trois lignes et on a déjà de quoi poser son mouchoir, ou son armure.


Julia Piaton, intense, solide et vacillante à la fois, incarne Mélanie avec une vérité qui vous arrache parfois un battement de cœur. Grégory Gadebois, comme souvent, joue avec ses silences mieux que d'autres ne jouent avec des dialogues bien écrits. Entre eux, il y a ce quelque chose d’impalpable, pas tout à fait de l’amour, pas vraiment de l’amitié, mais une entente muette que seule la fin du monde pourrait interrompre. Et Quentin Dolmaire, discret mais essentiel, comme un diapason à trois temps.


Ce qui frappe ici, ce n’est pas tant l’histoire — somme toute classique — mais la manière de la raconter. Piriou filme comme on écrit un poème en prose : avec des angles humbles, des lumières tendres, une attention rare à ce qui ne se dit pas. On sent l’héritage des humanistes discrets : un peu de Stéphane Brizé, une pincée d’Agnès Jaoui, l’ombre d’un Ken Loach en version lavande.


Certains spectateurs diront : « C’est lent. » Peut-être. Mais qui a dit que l’émotion devait arriver à la minute 12 comme dans une série Netflix ? Le rythme ici épouse les battements ralentis d’un cœur fatigué, pas la pulsation d’un écran qui clignote.


On y parle de mort, d’amour, de pardon, de mots qu’on n’ose plus dire, ou qu’on dit trop tard. Et pourtant, on ne ressort pas accablé. Un peu plus vivant, peut-être. Comme si le film avait juste glissé sa main dans la vôtre sans bruit. Ou posé une cuillère de confiture sur une tartine brûlée.

Le-General
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le 30 avr. 2025

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Le-Général

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