C'est un joli road movie tendre et drôle à la fois où on suit deux handicapés sans que jamais on ne s'apitoie sur leur sort. Ce n'est pas triste du tout car on y parle tout le temps de vie. Et d'amour. D'amour physique.
Grégory Gadebois impose sa rudesse de façade cachant en réalité une authenticité et une humanité qui font pardonner les erreurs qu'il a pu commettre dans sa vie. Julia Piaton apporte un humour, un caractère bien trempé et un désir de vivre. Ce qui la rend extrêmement touchante. Son attitude est à saluer. Comme elle peut partir du jour au lendemain, autant en profiter. Elle reste positive de bout en bout sans jamais se laisser abattre.
Et puis Une pointe d'amour aborde le sujet de la sexualité chez les handicapés. Ce n'est pas parce qu'ils sont en fauteuil qu'ils n'ont pas de désir. Ce n'est pas tant une question de commencer ou faire durer une relation. C'est d'abord de parvenir à faire des rencontres.
Une pointe d'amour refuse la mort. Pour ce curieux trio, c'est la promesse d'un nouveau départ. Ce n'est pas seulement se retrouver. C'est se projeter sur l'avenir.