Sorti le 1er Janvier 2000, Une pour toutes fut malheureusement pour Claude Lelouch le début des échecs commerciaux cuisants, jusqu'au retour de grâce de Roman de gare, mais il faut dire qu'il tendait bien le bâton pour se faire battre. Ici, ce sont cinq jeunes femmes en échec aussi dans le travail que dans l'amour qui décident de s'allier pour faire cause commune et tout réussir. Le tout raconté en flash-back par un commissaire de police dont la personne chargée de la déposition dit que l'histoire pourrait faire un bon film de Claude Lelouch.
Il y a un aspect très méta dans Une pour toutes, comme si chacun savait qu'il était dans une fiction, à l'image de la fin du film, où l'on voit non seulement l'affiche mais aussi l'avant-première, ainsi que le tournage de certaines scènes en présence de l'équipe, notamment du réalisateur.
Mais c'est vraiment un cache-misère car tout le reste est consternant. Aussi bien l'histoire qui part dans tous les sens (Samy Naceri et sa compagne en instance de divorce qui n'arrivent pas à se séparer) que les filles qui fomentent des plans, notamment draguer un homme d'affaires très riche.
Dans ce fatras Lelouchien, où les dialogues sont à la truelle, je sauverais l'apparition d'Anouk Aimée, qui fait référence à Un homme et une femme, ainsi que le charme des cinq actrices (Anne Parillaud, Marianne Denicourt, Alessandra Martines, Alice Evans et Olivia Bonamy) dont quelques moments, qu'on sent improvisés, font parfois mouche.
Mais quelle galère pour terminer le film.... Ça me rappelle une interview de Lelouch, très critique sur ce film-là, qui voulait revenir à plus d'épure dans les dialogues, et ia lui réussira avec Roman de gare.