Une pure affaire d’Alexandre Coffre, c’est donc une comédie pas si vieille que ça (mais qui donne quand même un peu l’impression d’avoir été réalisée dans les années 90, hein), avec notre François Damiens national.
Bon, j’étais venu pour rigoler un max (en même temps, c’est catégorisé comme COMÉDIE) et j’ai pas tant ri que ça. Alors vous allez me dire, c’est pas très très grave, mais quand on veut rigoler, ben rire c’est important (et oui Sherlock !).
Quand on a fait le deuil de la partie comédie (soyons francs, y a deux ou trois trucs qui font bien rire, mais ça se compte vraiment sur les doigts d’une main), on peut s’attaquer à ce que nous propose Une pure affaire.
On est sur un film assez classique : niveau scénario, réalisation, montage, on est sur des rails, hein. Donc pas vraiment de surprises. Certaines scènes sont même carrément lunaires, et la caractérisation des personnages, on y croit moyen quoi (entre la fille qui chie à la gueule de ses parents, le petit dont on comprend toujours pas les réactions et ses interactions avec le monde… bref).
Notons cependant une chose assez intéressante : le personnage de Pascale Arbillot (le personnage féminin central, donc).
Malgré le fait que ce soit le seul personnage féminin du film, celui-ci bénéficie d’une caractérisation assez intéressante, complexe, et qui n’existe pas seulement pour faire vivre le personnage de François Damiens.
On se retrouve donc avec un personnage qui fait face à des problèmes concrets, dont la parole et les actes comptent — et qui surpassent même ceux de son mari !
Alors attention, je dis pas que c’est révolutionnaire, ça devrait être le minimum, hein. Mais c’est quand même assez rare pour être souligné !