Sorti un an avant The Jazz Singer, A Plantation Act marquait la rencontre entre les frères Warner et le chanteur Al Jolson, ainsi que la première utilisation du Vitaphone au cinéma. Si le pari technique est réussi, malgré une mise en scène nulle parce que statique – exigée par un dispositif alors naissant et contraignant –, nous ne pouvons qu’éprouver une gêne profonde devant cet embarrassant spectacle : soit un comédien blanc peint en noir, interprétant le stéréotype du bon nègre souriant et chantant tiré de l’Uncle Tom’s Cabin (Harriet Beecher Stowe, 1852) ; le décor est celui d’une plantation sudiste bucolique tout droit sortie de The Birth of a Nation (D.W. Griffiths, 1915). À voir pour la révolution technique, donc…