Lorsque sa femme le quitte, Nader engage une aide-soignante pour s'occuper de son père malade. Il ignore, alors, que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l'accord de son mari. Deux couples vont s'affronter : un couple, aisé et progressiste, sur le point de divorcer et un autre, modeste et religieux. A ce quatuor, il faut ajouter deux enfants, en particulier une jeune adolescente - fille du premier couple - incarnant une certaine forme de sagesse, victime collatérale du conflit parental, contrainte de faire un choix impossible. Asghar Fahradi a construit parcimonieusement une intrigue particulièrement habile et rusée. Fin dialoguiste, il réussit à créer des personnages et des situations complexes, dénués de tout manichéisme, puisque tout le monde semble avoir ses raisons : mensonges, contradictions, poids de la religion, mauvaise foi. Un conflit social d'une grande violence (verbale et parfois physique). Il en profite également pour interroger la place de la femme dans la société iranienne. Un drame social étouffant, implacable avec des comédiens extraordinaires.