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Le film raconte l’histoire d’un jeune homme qui commence ses études de droit. Le jeune homme, Simon, est à la recherche de sa propre identité, il cherche sa place. Son origine de classe moyenne fait qu’il ne maitrise pas tous les codes ; ceux de l’élite bien née et friquée qu’il souhaite, au départ, rejoindre ; il n’a pas non plus les codes des faux rebelles vivant à la marge de la société, voyous antisystème (mais parasites tout de même) qui le séduisent, tel un papillon fasciné par la flamme la plus intense .

Son désenchantement ne fera que s’amplifier au contact de ses deux groupes. Il faudra peu de temps pour qu’il comprenne que jamais il ne fera partie intégrante des « fils et filles de » ; il lui faudra plus de temps pour comprendre que ceux qui se veulent contre les conventions bourgeoises (mais qui profitent du système) ne sont, en réalité, que des criminels sans projet politique et n’ayant que faire de ceux qu’ils déclarent défendre.

L’amour qu’il porte à l’une des terroristes le rend quelque peu aveugle et bien naïf vis-à-vis de ce qui lui arrive ; en effet, voler les capitalistes et les propriétés privées ne suffit pas pour faire de vous des révolutionnaires (mauvaise lecture de Victor Serge) ! D'autant plus, quand le vol sert exclusivement les intérêts personnels et particuliers des voleurs eux-mêmes !


Le film essaye, sans pour autant y parvenir toujours, de montrer les oscillations de Simon, pauvre amoureux manipulé (il est mignon, Simon…), ses tergiversations et balancements entre les groupes, celui des étudiants, celui de la « classe globale » ( la classe sociale de Dahrendorf, composée de cette élite mondialisée dotée d'une conscience de classe, elle, et qui sait qu’elle est vouée à dominer), et celui des marginaux gangrénés de plus en plus par leur violence et perdant tout contrôle et tout sens moral.

Le film se suit sans déplaisir mais on ne peut s’empêcher de penser que Simon est un peu (beaucoup ?) con et ce, particulièrement lors de sa dernière rencontre avec le groupe de terroristes.

Et, soit dit en passant, si le film nous laisse Simon maîtrisant enfin son histoire et son individualité, on ne peut se faire que du souci pour lui car il est loin d’être passé inaperçu lors de la dernière intervention violente et meurtrière du groupe criminel de sa copine…

philipperbs
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le 3 sept. 2025

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Philippe Erbs

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