Ounie Lecomte, la réalisatrice, nous fait part de sa propre histoire en tant qu'enfant abandonnée par son père dans un orphelinat.
L'envie de filmer les enfants plutôt que les adultes est un choix que j'applaudis. On entre dans l'intimité de ces orphelines à la recherche pour certaines d'une nouvelle famille, d'une nouvelle vie. L'absence du père de Jinhee est montrée dès les premières minutes du film ; la caméra ne filme que la fillette et le visage du père est dissimulé. On en apprend peu sur les raisons de cet abandon. Nous assistons donc à la façon dont Jinhee va accepter le départ de son part afin de se construire une nouvelle vie. Kim Saeron incarne parfaitement son rôle, une fragilité qui lui colle à la peau.
Un film à voir, absolument.