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Critique de Vade Retro par mayaaa
non. (+1 pour les images, et encore pour ce que ça véhicule…. y a rien à sauver)
le 12 janv. 2026
On est plutôt bon client de la boutique Peretjako. Réjouit par cette fantaisie débridée qui animait ses deux premiers long opus, cette forme d'humour qui derrière son apparence pauvrement potache, derrière ces bouts de petites ou grosses ficelles, par son caractère ludique, son rythme, par sa capacité à soudainement pour un gag, une réplique, échapper à toute pesanteur touchait parfois à une forme de poésie. Un regard réjouissant sur notre petit monde et ses bien réelles absurdités.
Vimala et Vincent, dont le crédit étaient alors entier (avant que Macaigne ne devienne un ingrédient incontournable et clairement sur-exploité par notre cinéma), y apportaient en outre indiscutablement un peu de leur univers, de leur énergie particulière. Des véhicules parfaits pour cette matière.
Constat dressé sur l'opus suivant, avec ce casting "All Star" de La Pièce Rapportée qui échouait lui à sublimer ce matériau somme toute fragile, le vampirisant plutôt (sur ce type de partition, le match Vimala/Anais se soldait par un KO net sur un round). Ou peut-être qu'Antonin commençait à épuiser son fond de commerce (pour être honnête on a gardé aucun souvenir de la chose hormis celui d'une triste déception).
Voyage au Bord de la Guerre, pas de coté, aura bien validé que derrière cette petite musique faussement légère un fond dormait (on en doutait pas. Les pitreries des premiers jours avaient déjà cette marque d'élégance de ceux qui quoi qu'ils aient à dire choisissent d'abord de nous en faire rire).
Vade Retro. Retour aux travaux premiers.
Est-ce que le spectateur s'est lassé de cette musique? Est-ce parce que l'univers du Gore à trois pattes ne fait rien résonner en lui (on est pas client du tout)? Est-ce parce qu'Esteban, parfait en apparition pour incarner trois répliques, comme un magicien qui ne maitrise qu'un tour épuise là sur la longueur vite son crédit ? Est-ce que la réalisation bout de ficelle ici poussée un peu à l'extrême (une ode aux bouts de ficelle, au bricolage, en cohérence avec ceux du genre visité), qui d'ailleurs par contraste met en évidence les bien belles choses qui émaillaient finalement la Fille et la Jungle, des films avec des vrais bouts de cinéma dedans, de la même façon cessent vite d'amuser vraiment, laissant plutôt transpirer leur indigence première? On ne sait pas bien.
Mais constat, la sauce ne prend pas. En tout cas elle n'a pas pris pour nous. On a bien rit quelques fois, mais bien des passages à vide (Arielle étant une fausse bonne idée de casting pour exemple). Et surtout cette absence de quelques gags/scènes clefs qui par leur poésie comique transcendent un instant le tout.
Triste petite séance de fin d'année (parce qu'encore une fois on aime beaucoup le bonhomme. Mais on ne peut être déçu que par les gens qu'on apprécie; c'est un peu le drame.) qui tombera malheureusement dans l'oubli. Pour la nouvelle année qui débute aujourd'hui, on souhaite (égoïstement, parce que c'est nous qui en récoltons les fruits) à son réalisateur le meilleur.
Créée
le 1 janv. 2026
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non. (+1 pour les images, et encore pour ce que ça véhicule…. y a rien à sauver)
le 12 janv. 2026
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