Les films Vampires (1998) et Ghosts of Mars (2001) forment une double programmation éclairante qui marque la fin d’une période stylistique chez John Carpenter. S'éloignant de l'horreur pure et gothique, ces œuvres privilégient le spectacle d'action brutal et un ton semi-comique et détaché.
Le fil conducteur est l'efficacité de l'esprit d'équipe cynique et marginal, qu'il s'agisse de chasseurs de primes ou d'une escouade militaire, luttant contre un mal primordial dans des environnements isolés. Ces films se veulent avant tout jouissifs et directs, définissant une phase finale où le maître du genre choisit l'efficacité du divertissement pur et de l'action collective. Ces deux œuvres sont ainsi la vitrine parfaite d'un cinéma qui se prend moins au sérieux pour offrir un spectacle maximal.