Après "Sang chaud pour meurtre de sang-froid", Phil Joanou revient à la réalisation d'un thriller a priori typique des années 90 ou plutôt ici un espèce de polar adapté du roman "Prisonniers du ciel". Dans cette adaptation, on y retrouve un jeune couple qui, après avoir avoir assisté à l'accident d'un avion, décide de recueillir une jeune fille clandestine, devenue orpheline. Mais seulement, les deux protagonistes ne savent pas dans quoi ils ont mis les pieds.
Voilà, honnêtement, malgré les mauvaises critiques, le synopsis donnait envie, on est encore une fois, dans du thriller/polar typique des années 90 de par son sujet, son ambiance et ses archétypes. Seulement, le film lasse vite, bien trop vite.
En effet, après un début non pas captivant mais qui tient en tout cas le spectateur en haleine, le scénario met en place de plus en plus de personnages dans des conspirations de plus en plus grosses, s'éloignant alors du petit thriller sympathoche pour aller vers le gros film de mafieux un peu lourdingue.
Parce-que oui, un des autres problèmes du film, c'est qu'il n'est jamais subtil. Tout y est toujours surligné et pour le coup, les personnages sont bien trop archétypaux, à commencer par le personnage principal, éternel (ex) flic se battant avec ses démons mais surtout avec l'alcool.
On sent également que l'histoire est adaptée d'un roman, l'histoire s'étire en longueur, prend le temps d'exposer ses personnages et situations et sur le papier, ça fonctionne surement très bien. Seulement, le film ne sait pas s'adapter à son medium car au cinéma, alors non pas qu'il faille de l'action toutes les cinq minutes, loin de là, mais le rythme est particulièrement mal géré. Ainsi, sur plus de deux heures, on s'ennuie énormément.
Heureusement, le casting sauve les meubles et, par ailleurs, Teri Hatcher ne mérite pas du tout sa nomination aux Razzie Awards puisqu'elle livre une très bonne prestation, quoiqu'un peu en surjeu mais c'est le personnage et le film qui veulent ça. On notera également Alec Baldwin qui parvient à tenir la barque du début à la fin et puis, entre autres, Mary Stuart Masterson qui ramène énormément de fraicheur à l'ensemble.
Si "Vengeance froide" surprend de par son schéma narratif peu conventionnel, surtout pour le genre dans les années 90, il ne parvient jamais vraiment à capter l'attention du spectateur.