Un petit suspense Britannique début 80's avec Klaus Kinsky, réputé culte, surtout dans son écrin VHS Vidéofilms. Sans génie à peu près partout, ses petites odeurs (légères) de Derrick ici et là dans la réalisation n'empêchent pas le tout de bien se tenir avec un bon mélange de kidnapping foireux perturbé par l'arrivée inopportune d'un mamba noir, le serpent le plus dangereux du monde, le seul qui morde plusieurs fois de suite sa victime, mortel à tous les coups et flippant avec sa bouche et sa langue toute noire.
Alors, il y a un petit gamin tout le long, mais ça va, il y a Oliver Reed qui se chamaille tout le long avec Klaus, ça, ça va bien, il y a un vieux grand-père adepte des safaris en Afrique, il est sympa, il y a une gouvernante belle mais aussi dérangée que Klaus, assez cool, et il y a le super commissaire qui boucle la rue et s'occupe de l'affaire, lui c'est autre chose. On en parle dès le début comme d'une légende de la police, c'est surement pour nous faire avaler qu'il ne va rien pouvoir faire de tout le film. Assez popo le gars... **spoiler** Pas de problème, le mamba est là...**spoiler**
Le film est quasiment un huis-clos dans la maison du gamin, plutôt gâté puisqu'il a carrément un zoo dans sa chambre. C'est du classique, pas de grosses surprises, mais la réalisation est assez maîtrisée pour dérouler correctement la montée de suspense. La caméra subjective vue du serpent est bien dosée, pas trop envahissante, les positions de caméra sont assez variées et la petite angoisse typique montre que c'est un film de serpent plutôt valable. Et puis Klaus nous jette ses regards d'illuminé comme personne.