Franchement, le cinéma d'épouvante / horreur français surfe sur une belle vague depuis quelques années. C'est, à mon sens, encore le cas ici. Que faut-il, pour réussir un bon film dans cette veine ?
Un bonne histoire et des bons personnages
Ici, ça marche pas mal. On est dans une cité, et la petite bande qu'on va suivre dans cet escape game piégé de partout nous apparait vite sympathique et réaliste. On apprend les antagonismes au fur et à mesure, et l'histoire permet (ou pas) de les dégoupiller. Le mécanisme m'a rappelé un autre film d'horreur de banlieue, anglais celui-ci, Attack the Block. Ici, un peu moins d'humour, mais plus de caractérisation des personnages, et les jeunes sont quasiment livrés à eux-mêmes, le peu d'"adultes" (à quel âge est-on adulte ?) étant aussi largué que les autres.
Un bon truc qui fait peur
Franchement, cette histoire d'araignée, moi, j'ai plutôt marché. Les jumpscares arrivent régulièrement, et ce moment où il faut franchir un couloir dont l'électricité ne marche pas est le clou de la tension (non, en fait, comme d'habitude, c'est l'humanité contre l'humanité, le clou de la tension).
Une allégorie de la société
Evidemment, ces adulescents des banlieues, un peu livrés à eux-mêmes, dont les forces de l'ordre leur interdit la sortie, de peur de contamination, ça nous parle très vite : ces gens peuvent mourir, ce sont eux, les vermines de la société. Comme les araignées. Qui en vrai, ne sont pas des vermines : si les hommes ne passaient pas leur temps à jouer à l'apprenti sorcier, on n'en arriverait pas là.
Et puis, le cadre, un vrai lieu, une architecture complètement improbable, un délire d'architecte, mais au final, un truc qui se dégrade très vite. C'est le symbole ultime, ces roues de hamster. Le film marche. Avec un peu plus de moyens, pas sûr qu'on faisait mieux.